Les Tissages de Charlieu, où sont tissés tous nos sacs l’indispensac, viennent d’obtenir le label d’Entreprise du Patrimoine Vivant ! Ce fameux label, qui valorise et récompense l’excellence de la fabrication française industrielle ou artisanal, ne s’obtient qu’après une longue et rigoureuse instruction.

Voici deux critères clés, qui ont justifié la candidature puis la labellisation des Tissage de Charlieu.

ANCIENNETÉ DE L’IMPLANTATION – Le tissage une tradition locale

C’est en 1540 à Charlieu, qu’a lieu la toute première fête de la corporation des tisserands. Depuis, et jusqu’à aujourd’hui, elle est fêtée chaque premier week-end de septembre. C’est l’occasion pour la ville de célébrer ses tisseurs, dignes héritiers des tisserands du XVIeme siècle… et d’y élire aux enchères le nouveau roi et la nouvelle reine.

Les Tissages de Charlieu, un patrimoine bien vivant

L’industrie textile à Charlieu ne prend véritablement son essor qu’au milieu du XIX. A la suite d’une grève très lourde des canuts de Lyon (tisserands de la soie), qui exigent une augmentation de leur salaire. Cette révolte des Canuts, pousse les soyeux à s’expatrier hors de la région de Lyon, au profit notamment de Charlieu située à moins d’une journée de cheval… C’est ainsi qu’en 50 ans, le nombre de métiers à tisser est passé d’une dizaine à 10 000.

Aujourd’hui, encore 15% de la population active de Charlieu travaille dans le tissage, dans l’une des 3 usines de tissage que compte la ville.

Parmi ces 3 : Les Tissages de Charlieu (anciennement Desheemaeker créé en 1902) qui, bénéficie bien d’un ancrage local très fort et d’une histoire riche de traditions et de savoir-faire historiques qu’elle s’applique jour après jour à développer et à faire perdurer.

Savoir-faire rare & d’excellence

L’entreprise, riche de ce savoir-faire historique a su s’adapter aux évolutions technologiques tout en gardant l’humanité et la qualité du tissage jacquard et de ses procédés traditionnels qui le constituent. Aujourd’hui ils sont encore nombreux et indispensables au bon fonctionnement de l’usine : ourdisseurs (qui fabriquent les chaines), noueurs (qui assurent la continuité de la production en montant les chaines sur les métiers à tisser), tisseurs (qui veillent au bon déroulement du tissage), gareurs (mécaniciens des métiers à tisser) ou encore croiseurs de fils (qui dessinent les motifs grâce à un entrecroisement précis des fils de trame et de chaine).

Le travail de ces derniers s’est particulièrement amélioré ces dernières années, notamment avec l’arrivée de logiciels révolutionnaires au niveau des simulations, qui permettent ainsi de gagner considérablement en créativité et en rapidité.

Ce patrimoine reçu des soyeux est donc encore bien vivant aux Tissages de Charlieu ! Et il n’a pas fini de perdurer, de se développer et de nous surprendre de part le nombre de possibilités que ce savoir-faire offre.